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Voici les dernières poésies

En sortant de l'école

En sortant de l'école
nous avons rencontré
un grand chemin de fer
qui nous a emmenés
tout autour de la terre
dans un wagon doré

Tout autour de la terre
nous avons rencontré
la mer qui se promenait
avec tous ses coquillages
ses îles parfumées
et puis ses beaux naufrages
et ses saumons fumés

Au-dessus de la mer
nous avons rencontré
la lune et les étoiles
sur un bateau à voiles
partant pour le Japon
et les trois mousquetaires
des cinq doigts de la main
tournant ma manivelle
d'un petit sous-marin
plongeant au fond des mers
pour chercher des oursins


Revenant sur la terre
nous avons rencontré
sur la voie de chemin de fer
une maison qui fuyait
fuyait tout autour de la Terre
fuyait tout autour de la mer
fuyait devant l'hiver
qui voulait l'attraper

Mais nous sur notre chemin de fer
on s'est mis à rouler
rouler derrière l'hiver
et on l'a écrasé
et la maison s'est arrêtée
et le printemps nous a salués

C'était lui le garde-barrière
et il nous a bien remerciés
et toutes les fleurs de toute la terre
soudain se sont mises à pousser
pousser à tort et à travers
sur la voie du chemin de fer
qui ne voulait plus avancer
de peur de les abîmer

Alors on est revenu à pied
à pied tout autour de la terre
à pied tout autour de la mer
tout autour du soleil
de la lune et des étoiles
A pied à cheval en voiture
et en bateau à voiles.

 

Jacques Prevert


Rêve d'automne

Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encore, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui
Je me retourne encore et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme et m'aurait répondu ? ...

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyr ;
A la vie, au soleil, ce sont là mes adieux ;
Moi, je meurs et mon âme au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.

Alphonse de Lamartine


A mon Papa

J' écris le mot agneau

et tout devient frisé

la feuille de bouleau

la lumière des prés

 

J' écris le mot forêt

et le vent devient branche

un écureuil se penche

et me parle en secret

 

Mais si j' écris Papa

et tout me devient caresse

le monde me berce

en chantant dans ses bras

 


L'étoile

Elle dormira quand le soleil se lèvera ,

C'est mon étoile,c'est mon étoile...

Mais quand je me lève ,

C'est le soleil qui m'éclaire...

Reviendra-t-elle se soir ,

A-t-elle fait un cauchemar ?

Papa dit que ma bonne étoile se réveillera quand la nuit reviendra.

                                                                                           Claire.


L'homme et la mer de Charles Baudelaire

L'homme et la mer

de Charles Baudelaire

Homme libre toujours tu chériras la mer

La mer est ton miroir, tu contemples ton âmes

Dans le déroulement infini de sa lame

Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer

Tu te plais à plonger au sein se son image

Tu l'embrasse des yeux, et des bras, et ton coeur

Se distret quelquefois de sa propre rumeur

Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage

Vous êtes tous les deux ténébreux et discret

Homme, nul n'a sondé le sondé le fond des abîmes

Ô mer, nul ne connaît tes richesses intîmes

Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets

Et cependant voilâ des siècles innonbrables

Que vou vous combatez sans pitié ni remorts

Tant vous aimez le carnage et la mort

Ô luteurs éternels, Ô frères implacables


La source

Tout au long de l'année

Me parle cette source

En janvier enneigée,

En février gelée,

En mars encore boueuse,

En avril chuchotante

En mai garnie de fleurs,

En juin toute tiédeur,

En juillet endormie,

En août presque tarie,

En septembre chantante,

En octobre dorée,

En novembre frileuse

En décembre glacée.

C'est toi, petite source,

Le coeur de la forêt !

LOUIS GUILLAUME


La chanson des marins hâlés

La chanson des marins hâlés

ils sont partis en mer , ils ne reviendront plus et puis , s'ils revenait les reconaitrez-vous ?

La mer les a masqués avant de vous les rendre.

On ne sait

s'ils sourient ou s'ils pleurent sous leur hâle

Et il n'ont plus leur âme , elle est restée en mer.

Que la mer

est ardente, ampressé au butin

ils ne reviendront plus , ils ont choisis la mer

et puis , s'ils revenaient saraient-ils reconnus ?

Paul Fort

 


Le cheval
Un petit trot
Suivi,d'un petit galop,
Voici l'allure des chevaux
 
Brouter,
Manger,
Voilà la paix dans le pré
 
Et, hop sur le dos
Pour y voir un peu plus haut!
De nos amis les chevaux
 
 
                     Hannequart Margot et Justine Moreaux 

Le léopard

Si tu vas dans les bois,

Prends garde au léopard.

Il miaule à mi-voix

Et vient de nulle part.

 

Au soir, quand il ronronne,

Un gai rossignol chante,

Et la forêt béante

Les écoute et s'étonne,

 

S'étonne qu'en ses bois

Vienne le léopard

Qui ronronne à mi-voix

Et vient de nulle part.

 

Robert Desnos


L'air en conserve

Dans une boîte, je rapporte
Un peu de l'air de mes vacances
Que j'ai enfermé par prudence.
Je l'ouvre ! Fermez bien la porte

Respirez à fond ! Quelle force !
La campagne en ma boîte enclose
Nous redonne l'odeur des roses,
Le parfum puissant des écorces,

Les arômes de la forêt...
Mais couvrez-vous bien, je vous prie,
Car la boîte est presque finie :
C'est que le fond de l'air est frais.

Jacques CHARPENTREAU

Les hiboux

Ce sont les mères des hiboux

Qui désiraient chercher les poux

De leurs enfants, leurs petits choux,

En les tenant sur les genoux.

Leurs yeux d’or valent des bijoux,

Leur bec est dur comme cailloux,

Ils sont doux comme des joujoux,

Mais aux hiboux point de genoux !

Votre histoire se passait où ?

Chez les Zoulous ? Les Andalous ?

Ou dans la cabane bambou ?

A Moscou ? Ou à Tombouctou ?

En Anjou ou dans le Poitou ?

Au Pérou ou chez les Mandchous ?

Hou ! Hou !

Pas du tout, c’était chez les fous.

 

Robert Desnos


CHANSON DES OISEAUX

Avril ouvre à deux battants

Le printemps;

L'été le suit, et déploie

Sur la terre un beau tapis

Fait d'épis,

D'herbes, de fleurs, et de joie.

Buvons, mangeons; becquetons

Les festons

De la ronce et de la vigne;

Le banquet dans la forêt

Est tout prêt;

Chaque branche nous fait signe.

Les pivoines sont en feu;

Le ciel bleu

Allume cent fleurs écloses;

Le printemps est pour nos yeux

Tout joyeux

Une fournaise de roses.

Victor Hugo


CHANSON DU CHAT QUI DORT

Chat, chat, chat

Chat noir, chat blanc, chat gris,

Charmant chat couché,

Chat, chat, chat,

N'entends-tu pas les souris

Danser à trois des entrechats

Sur le plancher ?

 

Le bourgeois ronfle dans son lit

De son bonnet de coton coiffé

Et la lune regarde la vitre :

Dansez souris, dansez jolies,

Dansez vite, en remuant vos fines queues de fées.

 

  Klingsor


La litanie des écoliers

Saint Anatole,
Que légers soient les jours d'école!

Saint Amalfait,
Ah! que nos devoirs soient biens faits!

Saint Cordule,
N'oubliez ni point, ni virgule!

Saint Nicodème,
Donnez-nous la clé des problèmes!

Saint Tirelire,
Que grammaire nous fasse rire!

Saint Siméon,
Allongez les récréations!

Saint Espongien,
Effacez tous les mauvais points!

Sainte Clémence,
Que viennent vite les vacances!

Sainte Marie,
Faites qu'elles soient infinies!


Mon petit chat

J'ai un petit chat

Petit comme ça

Il s'appelle Orange

Je ne sais pourquoi

Jamais il ne mange

Ni souris, ni rat

C'est un chat étrange

Aimant le nougat

Et le chocolat

C'est pour celà

Qu'il ne grandit pas!

Ecouter Emeline


L'OURS

Le grand ours est dans sa cage,

Il s'y régale de miel.

La Grande Ourse est dans le ciel,

Au pays bleu des orages.

Bisque ! Bisque ! Bisque ! Rage !

Tu n'auras pour tout potage

Qu'un balai pour ton ménage,

Une gifle pour tes gages

Et un singe en mariage.

 

Robert Desnos

Ecouter Fabian


Bleu et blanc

Bleu et blanc

Un petit chat bleu
Semé de pois blancs
Vit un gros rat blanc
Semé de pois bleus.

Leurs mignonnes queues
Différaient de peu.

Oui, mais seulement
Le nez du chat bleu
Etait tout tout blanc,
Le nez du rat blanc
Etait tout tout bleu.

Leurs joues et leurs yeux
Différaient de peu.

Oui, mais seulement
Un cil du chat bleu
Etait tout tout blanc,
Un cil du rat blanc
Etait tout tout bleu.

A cause de ce peu,
De ce tout petit peu
De blanc et de bleu,
Ils continuèrent
A se faire la guerre.

Ecouter Elodie réciter la poésie

Extrait de "la cage aux grillons" Bourrelier et Colin Paris


Trois escargots

J'ai rencontré trois escargots

Qui s'en allaient cartable au dos

 

Et dans le pré trois limaçons

Qui disaient par cœur leur leçon.

 

Puis dans un champ, quatre lézards

Qui écrivaient un long devoir.

 

Où peut se trouver leur école ?

Au milieu des avoines folles ?

 

Et leur maître est-il ce corbeau

Que je vois dessiner là-haut

 

De belles lettres au tableau ?

 

Maurice Carême  Clique ici pour écouter Charlotte réciter cette poésie


Saisons
Si je dis
Les corbeaux font la ronde
Au dessus du silence
Tu me dis c’est l’hiver.

Si je dis
Les rivières se font blanches
En descendant chez nous
Tu me dis le printemps.

Si je dis
Les arbres ont poussé
Leurs millions de soleils
Tu me dis c’est l’été.

Si je dis
Les fontaines sont rousses
Et les chemins profonds
Tu me diras l’automne.

Mais si je dis
Le bonheur est à tous
Et tous sont heureux
Quelle saison diras-tu
Quelle saison des hommes ?

Jean-Pierre Siméon


Bonjour!

Comme un diable au fond de sa boîte,
le bourgeon s'est tenu caché...
mais dans sa prison trop étroite
il baille et voudrait respirer.
Il entend des chants, des bruits d'ailes,
il a soif de grand jour et d'air...
il voudrait savoir les nouvelles,
il fait craquer son corset vert.
Puis, d'un geste brusque, il déchire
son habit étroit et trop court
"enfin, se dit-il, je respire,
je vis, je suis libre... bonjour !"



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