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LES OISILLONS

- Tu l'as cueilli trop tôt dans le rosier sauvage,

Ce nid qu'un imprudent jardinier te montra,

Ma fillette ! et voilà des pleurs sur ton visage,

Parce que la couvée avant ce soir mourra.

 

- Vois-tu sur tes genoux, chaque fois que tu bouges,

Se soulever ces fronts aveugles et rasés,

Et s'ouvrir, en criant, toutes ces gorges rouges,

Où tu ne peux, hélas! mettre que des baisers ?

 

Ils ont froid, ils ont faim ; leur pauvre nid de mousse

Comme un vieux vêtement se déchire et s'en va,

Et ton haleine, encor qu'elle soit chaude et douce,

Ne saurait remplacer l'aile qui les couva.

 

- Ils mourront... Et là-bas, sur sa branche déserte,

Leur mère en gémissant gardera jusqu'au soir,

Frétillante à son bec, quelque chenille verte,

Pour les chers oisillons qu'elle espère revoir...

 

- Va, cours lui rapporter sa frileuse famille ;

Replace bien le nid au milieu du rosier,

Demain, à ton réveil, caché dans la charmille,

Leur père chantera pour te remercier.

 

François Fabié